SEVRES - Saleron triple en porcelaine - Epoque Transition, vers 1770

SEVRES – Saleron triple en porcelaine – Epoque Transition, vers 1770

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Quick Overview

Saleron à trois compartiments

Porcelaine tendre de Sèvres, vers 1770

Saleron à trois compartiments

Porcelaine tendre de Sèvres

Marque de Sèvres au revers, marque de peintre : g

Epoque Transition, vers 1770

H. 8,6 cm – D. 9 cm

Salière à trois compartiments en forme de corbeille, reliés par des anses de panier à rubans rehaussés de dorure et nouées au sommet.

Décorée à fond blanc de filets et de frises redorées à la feuille.

Le modèle de la salière dite « à trois compartiments » est inventé à la Manufacture de Sèvres à la fin des années 1760 (Svend Eriksen, Sèvres Porcelain, The James A. de Rothschild Collection at Waddesdon Manor, Fribourg, 1968)

Tandis que les salières doubles servaient au sel et au poivre, les salières triples étaient destinées à contenir du sel fin, du gros sel et du poivre. On pouvait également y mettre des épices, les plus prisées étant la cannelle, le clou de girofle et la noix de muscade.

Plusieurs salières à trois compartiments en porcelaine de Sèvres ont été livrées en 1775 pour le service de la Princesse des Asturies, mais aucune ne nous est parvenue (*1)

D’autres sont connues telle la salière triple en porcelaine tendre de la Manufacture de Sèvres du service livré en 1771 pour Madame du Barry aujourd’hui présentée au Musée de Sèvres, la salière en porcelaine tendre du Musée Adrien Dubouché de Limoges ou la salière en porcelaine tendre du Musée Gallé-Juillet de Creil. Seul le traitement du noeud de ruban sommital, servant à la préhension, ainsi que le traitement du décor peint varient.

Plusieurs exemplaires livrés pour le service à rubans bleu céleste de Madame du Barry (1769- 1770) sont conservés dans les collections du Musée National du Château de Versailles. D’autres ont figuré dans la collection du grand amateur de porcelaine Charles Otto Zieseniss (*2) et dans la collection Pompey provenant du service riche en couleur et riche en or livré en 1784 à Marie-Antoinette.

Bibliographie

*1 – Dorothée Guillemé-Brulon, Le Service de la Princesse des Asturies, ou l’Histoire d’un cadeau royal pour la Cour de Madrid, éd. Massin, Paris, 2003, p. 74.

*2 – Christie’s Paris, vente 5-6 décembre 2001, lot 267.

Remerciements : Marc-Arthur Kohn